– PROJET : LINE –

Projet imaginé par Annlor Codina / Nawras Shalhoub

Project in english

LINE est un projet mettant en connexion six artistes de la bande de Gaza avec six artistes vivants en région toulousaine, pour hacker frontières et blocus et permettre la circulation des projets artistiques. Le contexte géopolitique actuel de Gaza et les restrictions qui en découlent, entravent en effet l’accès aux matériaux et la mobilité des artistes et des œuvres à l’extérieur de ce micro-territoire de 360 km2.
L’idée d’un artiste gazaoui est alors réalisée par les mains d’un artiste toulousain, et réciproquement l’artiste palestinien réalise le projet imaginé par son partenaire artistique européen.
Les douze projets réalisés, constitueront deux expositions itinérantes de six projets chacune : une dans la bande de Gaza et une en Europe.
À travers ce projet nous affirmons qu’il n’y a aucune frontière pour l’art !

–  Protocole de travail  –

Après réception des portfolios artistiques européens, chaque artiste palestinien choisit avec quel artiste il souhaite créer, échanger.
Comment réalise-t-on un projet imaginé par un autre artiste basé à plus de 3000 km de distance ? Quelles alternatives inventer pour dépasser les problèmes techniques, matériels, les différences de pratiques artistiques, la barrière de la langue, … ?
À travers ces collaborations nous souhaitons éprouver nos contextes, nos cultures, nos esthétiques,  bousculer nos manières de faire et de penser.

Les projets se construisent en discutant ensemble via les moyens de communication à disposition : visioconférence, plateforme web d’échange de documents, réseau social, messagerie instantanée, mails, … , sauf par voie postale puisque ce service n’existe plus à Gaza.
La pièce réalisée est une co-création, dont les artistes sont co-auteurs et elle peut muter au fur et à mesure des conversations.

L’œuvre réalisée est exposée, accompagnée des traces de la pensée en mouvement, générées au fil des échanges entre les deux artistes : impression de mails, capture d’écran, dessin, capture vidéo, son. La matérialisation du processus de création peut être polymorphe : carnet, sculpture, site web, schéma, vidéo, graphique, installation, composition sonore …

Contraintes techniques dans la bande de Gaza : 3 heures d’électricité par jour.

–  Expositions  –

Une première présentation du projet LINE sous forme d’installation, a eu lieu lors du THSF à Toulouse début juin.
Les projets réalisés seront présentés lors de La Biennale / Arts vivants / International et de Bricodrama du 24 septembre au 12 octobre 2019.

–  Artistes –

click sur image >>> portfolio

– DUAA QISHTA –

Duaa est intéressée par des questions humanitaires telles que la pauvreté, la migration et l’asile. Ses projets artistiques actuels éclairent le processus de lutte contre le traumatisme résultant des guerres et du siège. Elle étudie par l’observation les réactions des gens et les dimensions invisibles de la gestion du traumatisme, qu’elle explore ensuite à travers l’art en utilisant différentes techniques et médiums tels que la peinture, le dessin ou la sculpture

Website /// Facebook /// dqishta@gmail.com /// CV /// Around the project Al Awda – Ice cream

– RUQAIA ALULU –

Jakar (insister pour l’amour de  prouver quelque chose) est un mot d’argot fréquemment utilisé dans la bande de Gaza ces derniers temps. Une nouvelle rue située entre les frontières orientales, séparant la bande de Gaza et les territoires occupés en 1948, a été baptisée Jakar. Cette rue est la scène de nombreuses situations d’affrontements se produisant tous les vendredis, depuis mars 2018. Ruqaia vit près de cette zone, elle est témoin des événements toute la journée, regarde les ambulances qui vont et viennent, suit le mouvement de fumée des incendies et se concentre sur les actions des personnages. Ses peintures colorées documentent les moyens et  outils créatifs et non-violents utilisés afin de raviver la conscience du monde, exiger le retrait du siège et le droit au retour des palestiniens sur leur terre.

Facebook /// ruqaia_khamis@hotmail.com /// CV

RUQAIA ALULU

– RANA AL-BATRAWI –

Rana est diplômée en art de l’ Université al-Aqsa où elle a suivit des cours sur la fabrication de marionnettes, l’analyse du dessin pour enfants, les méthodes pédagogiques avancées et les applications pratiques dans l’ éducation artistique. Membre actif de l’association Femin-Art : Association d’’artistes féminines, pour laquelle elle était responsable d’un grand projet artistique pour les enfants de Gaza en novembre 2015. L’influence de l’enseignement de l’art aux enfants est claire dans son travail. Elle peint ses thèmes avec des coups de pinceau audacieux, innocents et colorés.

Instagram /// Facebook /// Facebook /// ranabat.art@gmail.com /// Portfolio 2 /// CV

RANA BATRAWI

– REHAF AL BATNIJI –

« Je m’intéresse beaucoup à la photographie de rue, avec tous les détails, parce que les rues répondent toujours à toutes les questions dans ma tête, sur la vie, sur les contradictions autour de moi. De plus, je m’intéresse à la vie culturelle des communautés, à son élan et à ses nombreuses réalisations. »
Hatta
– Hatta est un mot palestinien qui signifie Al Kufieh
– Al Kufieh porte en lui le symbole de la palestine
C’est une série de photos de Palestiniens dans la rue portant Al Kufieh par temps froid.
La plupart d’entre eux utilisent ce symbole comme un imperméable pour couvrir leurs têtes, ou comme un Hijab pour les femmes.

Instagram /// rehafbatniji@gmail.com /// CV

REHAF BATNIJI

– MAJDAL NATEEL –

Majdal utilise son art pour se libérer de l’angoisse des incursions israéliennes et des bombardements de Gaza. Pourtant, malgré ces circonstances tragiques et peut-être à la suite d’elles, elle applique des couleurs vives et vibrantes comme le jaune dans ses œuvres pour proposer une nouvelle appréciation de la vie. Il y a une sorte de juxtaposition dans ses œuvres actuelles où la vie et la mort, la destruction et l’espoir ne sont pas seulement contrastés mais semblent coexister. Pendant les attentats, elle posait son pinceau sur le papier et laissait ses émotions couler au son des bombes.

Website /// Facebook /// majdalabd@gmail.com /// CV

 

– SHAREEF SARHAN –

Son travail varie entre dessin, installation, photographie numérique et vidéo, et furent sa clé pour le monde extérieur. Il travaille actuellement à de nouveaux projets qui seront mis en œuvre entre 2019 et 2022 comprenant : des installations dans l’espace public, un nouveau livre de photos sur les industries traditionnelles en Palestine et un projet sur les immigrants – une question devenue l’un des problèmes les plus pressants du monde. Il est un des membre fondateur du groupe d’art contemporain Shababeek et il est membre actif de l’Association des artistes palestiniens.

website /// Facebook /// shareefsa@yahoo.com /// CV

– TITOS KONTOU –

« Je me suis toujours intéressé à nos origines, notre nature humaine. D’où venons- nous ? Que faisons-nous ici ? Pourquoi la vie et la mort ? Où allons-nous ? Dans ma recherche picturale, je n’essaye ni de donner des réponses, ni de plaire. Je dénonce, je cherche une certaine vérité liée à notre condition humaine et une harmonie possible avec la nature (…) Pour moi les trois principaux aspects de la nature humaine sont : le corps, l’âme et l’esprit, intrinsèquement reliés entre eux. Et ce sont ces trois volets qui guident ma peinture depuis de nombreuses années, j’aime, dans une œuvre d’art, faire ressentir le souffle d’un corps, son mouvement dans l’espace temps et sa partie incorporelle/immatérielle pour donner vie à un tableau, lui donner corps «en chair et en os» C’est comme un besoin vital pour moi de retourner aux sources, de retrouver une spiritualité et de redonner une place à l’espoir(…) »

Website /// Facebook /// akentitos@yahoo.com /// CV

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– ALEX LESS –

Dessin, sculpture, installation, performance. Portraitiste d’une civilisation crépusculaire, Alex Less fait le pont entre anthropologie et autopsie. Quand la fantaisie le dispute au grotesque. Trait affûté et couleurs stridentes, il fait office de dessinateur-légiste de la vanité humaine . Une expression viscérale, souvent crue, qui rejoint la fulgurance du dessin de presse. Avec une énergie frénétique, il produit donc inlassablement de véritables images iconiques, collisions poétiques, assaisonnées de salves de mots, jetées comme autant de haïkus tragiques.

Website /// Facebook /// alexless.box@gmail.com /// CV

– GENJO SELWA –

Sa pratique précoce du dessin le conduit à fréquenter le Centre d’ Arts Graphiques de sa ville natale puis l’ école des Beaux-Arts de Duhok en 2009. Il y développe plusieurs pratiques plastiques dont la peinture à laquelle il consacre  beaucoup d’énergie et de temps de recherche.Membre fondateur du collectif de photographie Jungleye.

Website /// Facebook /// selwa.genjo@gmail.com /// Portfolio Fr  /// CV

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– ANNLOR CODINA –

« Une grande partie de mon travail est axée autour de la mise en question, des formes du pouvoir, de la violence, qui traversent l’histoire, nos sociétés, et la fascination qu’ils exercent. Je m’empare d’archétypes tels que les armes, les munitions, le  fil barbelés ou les cours mondiaux de la bourse et court-circuite leur fonction initiale. Je creuse des failles dans les systèmes, j’élabore des stratégies de résistance poétique pour désamorcer le potentiel agressif de représentations violentes en les déplaçant vers d’autres territoires plus ludiques ou festifs. Mes projets démontent et remontent la réalité pour ausculter la mécanique du rapport de force et proposer une alternative mouvante en se jouant de la violence ambiante. »

Website /// Facebook /// annlorcodina@gmail.com /// CV

PORTFOLIO 2019

– DIANE TROUILLET-

« Depuis une dizaine d’année, j’explore en tant qu’artiste chercheuse, l’interface entre science, art et technique. Je questionne la place du vivant dans notre société, la construction de l’image face à la propagande de l’innovation. En développant mes propres médiums vivants, j’expérimente d’autres supports artistiques. Les formes résultantes convoquent l’art éphémère, elles travaillent par elles-mêmes, se transforment de façon aléatoire et échappent au contrôle. »

Website /// Facebook ///diane.trouillet@hotmail.fr /// CV

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– LUNAT –

« Les vides racontent, mais aussi une coulure, une empreinte de monotype, un trait, jetés sur la toile ; plusieurs techniques s’entremêlent, donnant vie à des images à la fois floues et narratives, entre présence et absence, comme des réminiscences de la mémoire ou de rêves étranges. Anxiogénes et oniriques àla fois…
Des mots aussi. Lunat écrit aussi, et un dialogue se crée entre images et textes. Elle puise dans la mythologie, les contes, mais aussi ses questionnements. Un espace symbolique se crée entre réalité et imaginaire dans lequel peuvent se glisser les peurs socialement ancrées… Avec pinceaux et mots elle explore le rapport du réel à la poétique et interroge les questions d’identité, de morcellement, la féminité et l’animalité. »

Website /// Facebook ///lunat06@yahoo.fr /// CV